38. L'apport des neurosciences à l'école

Il ne s’agit pas d’imposer les neurosciences comme la source d’une nouvelle pédagogie qui ferait miracle, mais bien au contraire d’incorporer le fruit de ses apports au service des progrès des élèves dans leur capacité d’apprentissage.

Les neurosciences cognitives apportent une connaissance et une compréhension des mécanismes neuronaux impliqués dans les domaines de la cognition tels que la perception, l’attention, la mémorisation, le langage, les praxies, les fonctions exécutives… eux-mêmes impliqués dans les disciplines scolaires constituant le quotidien d’une journée de classe : langage oral, lecture, écriture, mémorisation, raisonnement, arts, sport…

39. Le Bien-être à l'école

Un enfant passe de longues heures à l’école, elle a donc un rôle essentiel dans la structuration de sa personne, il ne peut s’y sentir bien que s’il s’y sent en sécurité affective. Quels sont les ingrédients indispensables à cette sécurité particulière qui ne sépare pas le corps de l’esprit mais, au contraire, les conçoit dans une interaction incessante ?

Rêvons un peu. Il faudrait d’abord que l’enfant sente ses parents confiants dans l’institution, positifs vis-à-vis de son école et de ses maîtres. Il faudrait aussi que la réciproque soit vraie et que le discernement des professionnels ne se transforme pas en jugement. L’idéal est que l’enfant, quel qu’il soit, se sente évalué avec un a priori bien veillant vis-à-vis de lui et de sa famille, qui cherche à mettre en avant ses qualités propres et non ses failles. Qu’il se sente reconnu comme bon, même dans l’erreur, la déviance temporaire ou l’incident. C’est-à-dire pas identifié à ses fautes, même si elles sont sanctionnées.

40. Vers l'école inclusive

La loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a été votée en février 2005.

En 15 ans nous sommes passés de l'accueil d'enfants en situation de handicap dans les établissements scolaires à la scolarisation et la réussite de tous. Chaque communauté éducative a tenté d'oeuvrer dans ce sens. Mais la réalité est encore complexe pour un certain nombre d'entre nous, enseignants.

L'inclusion est devenue une priorité quotidienne dans les écoles mais aussi dans la société.

Réussite de tous, chaque enseignant en est convaincu et le souhaite mais cela passe par un nécessaire changement de posture et de regard.

Ce changement de regard implique plusieurs choses: reconnaître que tous nos élèves sont différents, qu'ils ont droit à cette différence et de faire le deuil d'un élève idéal.

41. Écrire au cycle 1

Ce cahier aborde une réflexion sur un thème fondamental au cycle1: Comment pénétrer le monde de l’écrit quand précisément, on ne sait ni lire ni écrire ? Comment, dans ce domaine, faciliter l’entrée à l’école élémentaire sans en devancer les apprentissages ? Comment conserver la créativité et la liberté propres au cycle 1 tout en préparant efficacement et rigoureusement les enfants aux apprentissages qui suivent ?

La maternelle est une période de l’école très riche : elle permet à l’enfant de se construire comme élève, confiant, heureux d’apprendre, considéré comme une personne en son entier. C’est dans cette perspective que nous avons mené cette réflexion sur l’écrit au cycle 1 : en nous intéressant à l’enfant dans son corps, en prenant en compte la chaîne musculaire complète, en nous adressant à l’intelligence du corps et de l’esprit.